SAVE Entre-deux-Mers - moulins

Etape 2 : Moulin Neuf (Espiet)

Ne se visite pas

IMH 1926

Niché au fond du vallon de la Canaudonne, le moulin Neuf, aussi appelé d'Anglades, fut vraisemblablement construit par les abbés de La Sauve-Majeure au début du XIVe siècle. Il est l'un des plus originaux et des mieux conservés des moulins fortifiés de l'Entre-deux-Mers.

Les dispositifs de défense ne manquent pas : un arsenal de meurtrières, des mâchicoulis dissimulés sous deux balcons comme pour défier d'éventuels agresseurs, sans oublier l’épaisseur des murs, permettaient d'assurer la protection de l'édifice et de garantir la production de farines si importantes pour la population. Sur la façade nord, on remarquera les deux latrines sur consoles, l'une desservie par le rez-de-chaussée, l'autre par le premier étage. La façade occidentale est munie de deux meurtrières dont l'une est encadrée de deux contreforts modernes.

Largement remanié à la fin du XVe siècle, le moulin était précédemment muni, à l’instar des moulins fortifiés de Labarthe, Bagas, Labatut et Daignac, d’un toit à quatre pans que supportait un pilier central. Au sortir de la guerre de Cent Ans, le toit fut reconstruit à deux pans tandis que les deux murs pignon furent élevés en frontons. Chacun d’eux est encore surmonté d’un antéfixe cruciforme. Profitant de la déclivité du terrain, l'entrée du moulin ouvrait, au sud, sur la salle des meules tandis que la roue verticale, qui entraînait deux paires de meules, était positionnée au niveau inférieur, celui de la route actuelle.

Sous l'Ancien Régime, deux valets aidaient le meunier à moudre le froment et à transporter les grains et les farines. Pour ce faire, le moulin disposait d'un petit cheptel de chevaux et de mules. Le moulin cessa définitivement de moudre, à des fins commerciales, peu avant la Seconde guerre mondiale.