SAVE Entre-deux-Mers - moulins

Etape 1 : Moulin de Peyfroment (Saint-Quentin-de-Baron)

Façade Est
Façade Est
Salle des meules. Les meules sont à l’intérieur du coffre en bois (« tonnelle »).
Salle des meules. Les meules sont à l’intérieur du coffre en bois (« tonnelle »).

Ne se visite pas

Situé sur un affluent de la Canaudonne, mentionné pour la première fois dans les textes au début du XIIe siècle, le moulin de Peyfroment, aussi appelé de Carpenet, appartenait à l'abbaye de La Sauve-Majeure.

En 1451-1455, le moulin, qui sortit ruiné de la Guerre de Cent Ans, était aux mains des seigneurs de Curton, ce que leur contesta l'abbaye de La Sauve désirant revenir dans ses droits. En 1713, le moulin, appartenant alors aux seigneurs de Pressac, était composé de battimans, escuries, chambres hautes basses batties de pierre couvertes de thuille creux, estanqs, fuittes et defuittes eaux allantes et venantes, chaussées mulles, roue, rouetz et autres outilz le tout a presant en bon estat... Affermé pour 200 livres par an, il était équipé en 1766 d'une simple paire de meules et d'une roue verticale, avec donc une faible capacité de production.

L'état de conservation de ce moulin permet d'imaginer les conditions de travail et les tâches du meunier. La bruyante chute d'eau, le grincement des engrenages du rouet, le clic-clic du traquet, le frottement des meules de caillou (silex) ne devaient pas disperser l'attention du meunier quant à la qualité de la mouture. Il devait pour cela réguler la vitesse de rotation de la roue et de la meule volante ainsi que l'espace compris entre les deux meules afin que le grain soit cisaillé, écrasé et pulvérisé. Comme pour tant d'autres moulins, son activité de production de farines à des fins commerciales cessa vers 1870-1880.