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Après le val de Dronne et le canton de Montpon-Ménestérol, la Région Aquitaine et le Conseil général de la Dordogne enrichissent leur partenariat grâce à une nouvelle opération : l’inventaire topographique de la vallée de la Vézère.
Inscrite au contrat de projets État-Région, la vallée abrite des programmes ambitieux, comme le centre de valorisation et d’interprétation de Lascaux à venir, le récent Pôle International de la Préhistoire (PIP) aux Eyzies ou encore l’aménagement du château de Campagne. Plus largement, la vallée fait l’objet d’un projet concerté de valorisation de son patrimoine naturel et culturel en vue de l’obtention du label national Grand Site de France.
L’opération d’inventaire vise à parfaire la connaissance du riche patrimoine culturel de la vallée de la Vézère, au-delà des sites préhistoriques en partie inscrits à l’UNESCO et de son remarquable paysage au relief de falaises et de méandres encaissés.
Quatre axes
La position géographique de la vallée aux confins du comté de Périgord en a fait dès le Moyen Âge une région stratégique, dans laquelle se mettent en place de nombreuses châtellenies faisant concurrence aux territoires comtaux et ecclésiastiques. Malgré les périodes troublées de la guerre de Cent ans ou des guerres de religion, de nombreux édifices d’Ancien Régime subsistent – sites religieux, fortifiés, châteaux ou habitat civil notamment.
Des critères historiques, géographiques et architecturaux ont permis de sélectionner pour cette opération 39 communes appartenant au bassin versant de la Vézère, du Lardin-Saint-Lazare à Limeuil.
Télécharger le Cahier des clauses scientifiques et techniques de l'opération au format .pdf (167Ko)
Visualiser la carte des communes concernées par l'opération
Lire la présentation de l'opération dans le site web du Département de la Dordogne
Découvrir l'exposition réalisée pour accompagner le lancement de l'étude
De sa fondation en 1284, à l’initiative du roi d’Angleterre Édouard Ier et du seigneur de Biron, Monpazier conserve presqu’intact un parcellaire planifié remarquablement régulier ; cela valut à la bastide d’être souvent considérée, depuis son « invention » au XIXe siècle, comme le modèle idéal de ce type de ville nouvelle du Moyen Âge. Outre cet urbanisme particulier, que le Secteur Sauvegardé établi en 1990 pérennise, trente-deux édifices présentent de riches vestiges ayant justifié leur classement ou leur inscription au titre des Monuments Historiques : c’est le cas de l’église Saint-Dominique, mais aussi – et surtout – de nombreuses maisons du Moyen Âge et de l’époque moderne. Les abords de la bastide sont protégés par une ZPPAUP (zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager, destinée à être transformée en AVAP, aire de valorisation de l’architecture et du patrimoine), établie au-delà de l’enceinte urbaine et qui maintient une certaine cohérence architecturale sur l’ensemble du territoire environnant.
L’opération d’inventaire topographique du patrimoine bâti initiée en décembre 2011 fait l’objet d’un partenariat signé entre la mairie de Monpazier et le Service Régional du Patrimoine et de l’Inventaire d’Aquitaine (Lire la délibération de la Commission Permanente du 14 Novembre 2011 : Convention pour la réalisation d'une étude d'inventaire et d'un projet de valorisation du patrimoine culturel de la commune de Monpazier (24) et son annexe.)
Cette mission, qui doit durer trois ans, poursuit plusieurs objectifs :
Le recensement exhaustif des édifices, enrichi par les études déjà réalisées sur Monpazier, prend la forme d’enquêtes de terrain et dans les dépôts d’archives. La documentation ainsi rassemblée doit permettre de mieux comprendre l’évolution des cadres de vie et des manières d’habiter dans la bastide, du Moyen Âge au milieu du XXe siècle.
Ce travail scientifique d’Inventaire doit, par ailleurs, faciliter les entreprises de valorisation du patrimoine communal, au premier rang desquelles figure la création d’un Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine. Cet espace d’information, qui sera installé dans une partie l’ancien couvent des Récollets créé au milieu du XVIIe siècle, apportera aux habitants de Monpazier comme aux nombreux visiteurs qui fréquentent la bastide les explications nécessaires à la compréhension de l’histoire de ce concept urbain singulier.
Télécharger la plaquette pour le projet de Centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine (CIAP) au format .pdf (1,09 Mo)