Urrugne

Située entre Saint-Jean-de-Luz et Hendaye, la commune d’Urrugne s’étend sur une surface de 5041 hectares, qui fait d’elle la plus vaste du littoral basque. Elle se compose d’une ville centre, de quatre « quartiers », selon la terminologie locale, fortement urbanisés (Béhobie, Socoa, Kéchiloa et Olhette), ainsi que de vastes zones peu habitées, notamment en direction de la côte ou du pic de La Rhune. Ces zones rurales présentent des fermes anciennes dispersées, portées avec leur nom basque sur le cadastre « napoléonien » de 1831.

Urrugne présente une grande variété de paysages : une façade atlantique longue de 7 km, appelée la Corniche, classée au titre des sites majeurs d’Aquitaine, et la naissance de la chaîne des Pyrénées au sud. Erigée sur la voie royale qui reliait Paris à Madrid, Urrugne devient la plus importante paroisse rurale de la province du Labourd vers le milieu du XVe siècle. Le noyau urbain s’est développé autour d’une église construite vraisemblablement au XIe siècle, protégée au titre des Monuments historiques. Le château d’Urtubie, autre édifice majeur de la commune, est également classé (XIVe - XVIIIe siècles). Au sein du bourg ou dans le reste du territoire urrugnard, l’architecture se caractérise par le type labourdin traditionnel : pan de bois sur le pignon en façade, murs gouttereaux souvent en encorbellement ou dotés d’extensions. Bien qu’Urrugne n’ait pas développé de pôle balnéaire, l’architecture de villégiature est présente à travers quelques villas remarquables du début du XXe siècle.

Considérant le patrimoine de son territoire comme un élément essentiel de son identité, la commune attache un intérêt majeur à sa préservation et à sa valorisation. La prise en compte de ce patrimoine dans les politiques territoriales en matière de protection et d’identification de ses éléments remarquables et en matière d’éducation et de développement culturel et touristique, est ressentie comme une nécessité. L’inventaire topographique de la commune, commencé fin 2008, a été réalisé par une chercheuse recrutée par la ville et encadrée par le service régional du Patrimoine et de l'Inventaire d’Aquitaine. Après la parution d'un Visage du Patrimoine en septembre 2010 et la réalisation d'une exposition, l'archivage des données est en cours et l'ensemble de la documentation sera consultable, à terme, en ligne depuis le portail du Ministère de la Culture.