Le canton de Peyrehorade - © Région Aquitaine, Inventaire général
Le canton de Peyrehorade - © Région Aquitaine, Inventaire général

Le canton de Peyrehorade

Situé aux confins des limites méridionales du département des Landes, entre les vallées de l’Adour et du Gave de Pau, le canton de Peyrehorade se compose de paysages mixtes où se succèdent collines, bois, prairies et champs cultivés. Contrairement au territoire des grandes landes, la densité du peuplement de ce territoire a généré une multiplication des villages et un morcellement de l’espace agricole.

Peu de temps après la création de la Commission régionale de l’Inventaire en Aquitaine, en 1967, le choix de ce canton résultait d’une volonté d’étudier un territoire méconnu pour ses qualités architecturales, afin de démontrer l’existence d’un patrimoine rural oublié de tous et pourtant essentiel en matière d’histoire de l’art et d’identité culturelle. Une opération pionnière d’inventaire topographique des 13 communes du canton de Peyrehorade a donc été entreprise en 1968, avec l’ambition de traiter l’architecture et les objets mobiliers. Les résultats de cette enquête ont été publiés en 1973 dans les deux volumes de l’Inventaire topographique du canton de Peyrehorade.

En 2002, Jean-Claude Lasserre propose un retour sur ce terrain afin de dresser un état des lieux 30 ans après la première étude et de présenter les étapes de l’évolution de la méthodologie Inventaire (élaboration des systèmes descriptifs de l’architecture et des objets mobiliers, mise en place des grilles de saisie informatique et leur basculement sur les bases de données nationales, etc.). L’ensemble devait permettre de concevoir une démonstration pédagogique à l’intention des classes reçues au Centre Départemental du Patrimoine de l’abbaye d’Arthous à Hastingues. La publication d’un Itinéraire du patrimoine du Pays d’Orthe en 2003 a livré quelques conclusions du retour sur cette aire d’étude. La base de données Mérimée consacrée à l’architecture sur internet a été actualisée. De nombreuses notices ont été ajoutées afin de rendre compte de l’intérêt accru du service de l’Inventaire pour l’architecture des XIXe et XXe siècles non prise en compte lors de la première phase.