Le canton de Créon
Le canton de Créon

Le canton de Créon

Proche de Bordeaux, le canton de Créon est limité à l’ouest par la Garonne, au sud par la vallée du Gaillardon ; il jouxte au nord la banlieue bordelaise et s’ouvre à l’est vers le plateau de l'Entre-deux-Mers. Arrosé par de nombreux petits cours d’eau, le territoire cantonal, composé exceptionnellement de 28 communes, s'étend depuis les basses terres garonnaises jusqu'aux hauteurs du plateau qui culmine à plus de cent mètres d'altitude.

Dans le but de mieux connaître cette contrée rurale, peu étudiée en ce qui concerne les périodes moderne et contemporaine, et afin d’améliorer la connaissance de l'Entre-deux-Mers abordée par des aires d'étude plus éloignées (cantons de Targon et de Cadillac), l'enquête et la réalisation d’un grand nombre de dossiers - près de mille - ont été confiées entre 1980 et 1987 à deux chercheurs et à un photographe travaillant à temps partiel. La méthode de travail adoptait les principes normatifs de la conduite d’inventaire.

Cette étude a permis de préciser l'évolution d'anciennes petites villes comme la bastide de Créon ou les agglomérations de La Sauve, Le Tourne et La Tresne, ainsi que la physionomie d'autres communes aux caractères plus ruraux. Les constructions liées aux activités artisanales se sont révélées avec plus de netteté, particulièrement les ateliers de poterie et les édifices commerciaux portuaires. Portant des inscriptions datées entre 1596 à 1869, plus de mille maisons ou fermes ont été repérées, parmi lesquelles deux cents ont été étudiées. Aux vestiges médiévaux religieux ou fortifiés, de renommée déjà fameuse comme l’abbaye de La Sauve-Majeure, s'ajoutent, en lien avec l'évolution de l’agriculture et plus précisément de la viticulture, des demeures du XVIIIe siècle et de vastes structures rationnellement construites ou réaménagées au XIXe, comme celle que posséda Gustave Eiffel à Salleboeuf.