Publié le 09 avril 2010 dans Les communes riveraines de l’estuaire de la Gironde

Un urbanisme viticole ?

Urbanisme

Si, au Moyen Age et sous l’Ancien Régime, l’église et le château seigneurial sont généralement des éléments de structuration des terroirs et du peuplement, en Médoc, au XIXe siècle tout au moins, le tissu bâti a été organisé par et autour des « châteaux » viticoles.

Les communes de Labarde, Cantenac ou Arcins, composées encore de quelques écarts vers 1850, se densifient avec le développement de véritables pôles viticoles dans la seconde partie du siècle. Margaux est l’exemple le plus abouti de cette logique urbanistique : l’église, isolée et décentrée, avoisine le château Margaux et son « village » agricole, modèle d’organisation rationnelle. Quant au bourg, il prospère et se développe sans autre plan directeur que la volonté des propriétaires de domaines viticoles d’organiser l’espace et les hommes autour de leur « château ». L’urbanisme concerté, production de l’autorité publique locale, intervient souvent dans un second temps pour relier de nouveaux quartiers ou créer un centre civique avec l’école et la mairie, et éventuellement, le connecter aux nouveaux réseaux de communication : ainsi de l’avenue de la Gare à Margaux.

AB

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