Publié le 14 février 2011 dans Les communes riveraines de l’estuaire de la Gironde

Saint-Ciers-sur-Gironde, du patrimoine reconnu au patrimoine révélé

L’église Saint-Ciers, héritée d’un prieuré de l’abbaye saintongeaise de Baignes, est reconnue comme un élément du patrimoine régional. Signalée par Viollet-le-Duc dans son Dictionnaire raisonné de l’architecture médiévale pour les croix de consécration de son portail roman, elle fut amplement restaurée, durant le troisième quart du XIXe siècle, par l’architecte bordelais Gustave Alaux. Si peu de choses subsistent de l’ancien édifice, elle figure, aujourd’hui, comme un bel exemple de l’architecture néo-gothique en Haute-Gironde, dotée d’un décor et d’un mobilier homogènes ; la redécouverte récente de la crypte funéraire du marquis de Lamoignon, personnalité locale et nationale, renforce un peu plus encore l’intérêt de l’édifice.

Mais loin d’être une réalisation isolée, ce chantier s’inscrit dans tout un courant de rénovation et de reconstruction du bâti témoignant de la prospérité et de l’essor économiques du Second Empire et des débuts de la Troisième République. A côté du presbytère, de la demeure du notable Alcée Froin (actuel hôtel de ville), éléments les plus remarquables de cette période à Saint-Ciers, de nombreuses maisons et fermes, transformées, agrandies et modernisées, inscrivent dans la pierre les nécessités, les idées et les goûts d’une époque.

Et la médiathèque, édifice contemporain réalisé par l’agence Lanoire et Courrian, combinant heureusement le métal et le verre, patrimoine en devenir, trouve sa place dans une histoire de l’architecture qui n’a cessé d’être le reflet de son temps.

AB

* Lire : Beschi Alain, Maffre Marie-Hélène, Eglise paroissiale de Saint-Ciers-sur-Gironde. Cavignac : Municipalité de Saint-Ciers-sur-Gironde, 2007.

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