Publié le 14 novembre 2010 dans Les communes riveraines de l’estuaire de la Gironde

Le port de Lamarque : évolution des aménagements

Sur le cadastre napoléonien de 1826, « Le port » est un ensemble composé d’un bâtiment entouré de pâtures dont l’accès se fait par un unique chemin du même nom partant de l’église. En 1842, le port est constitué de peyrats sur lesquels on dépose les marchandises dont le vin et le bois. Au cours des années suivantes, les travaux d’installation du port s’effectuent pour la première fois sur des terrains communaux et une cale pavée est construite. En 1850, un détournement de fonds de la commune pour la construction du clocher de l’église et de la mairie ralentissent le cours de ces travaux.

Petit port à l’origine, il acquiert une certaine importance dans les années 1860-70 avec la construction de bâtiments, notamment par le comte de Fumel, propriétaire du château de Lamarque. L’abbé Baurein parle en 1776 d’un « petit village composé de trois maisons situées sur le port de Meyre ». La cale et les berges du chenal sont redressées, afin de rendre l’accostage des bateaux de pêche plus accessible.

En 1881, les maires des communes avoisinantes émettent un avis favorable sur l’établissement à Lamarque d’un débarcadère avec péage, reconnu d’utilité publique pour rapprocher le Médoc et le Blayais. Cet avis fait étroitement partie du projet de grande envergure qui voit le jour la même année : la création d’une voie ferrée Moulis-Lamarque qui permettrait aux voyageurs et aux marchandises de joindre ensuite la rive droite par un service transfluvial. En 1889, l’ensemble des travaux est achevé : la maison de garde et la gare maritime sont construites, les barrières métalliques sont posées et la voie ferrée est tracée. Le débarcadère est également bâti, composé d’un appontement fixe en charpente porté sur pilotis et d’un tablier mobile. Cependant, le projet du chemin de fer avortant pour raisons économiques, le débarcadère n’est  pas mis en service et reste à l’abandon jusqu’à sa probable démolition au début du XXe siècle.
En 1892 sont construits une bascule pour peser les poteaux de mines et un hangar en bois pour le dépôt des marchandises transportées par gabarier. En 1917, le port est constitué d’une cale saillante et d’une cale pavée, d’un quai vertical, de zones de dépôt et de zones pavées, ainsi que de terre-pleins empierrés séparés par des chemins de service. En 1926, une conche est creusée pour remiser les bateaux de pêche. Un mât de charge est installé au début des années 1930 ainsi que des piquets pour le séchage de filets.

L’aménagement du port évolue sensiblement avec l’arrivée du bac en 1934, nécessitant la construction d’une cale d’accostage en béton armé.

JR

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