Publié le 01 juin 2010 dans Les communes riveraines de l’estuaire de la Gironde

La gestion de l’eau sur le territoire

Il bénéficie tout d’abord de la présence majestueuse de l’estuaire, dont les flots renvoient lumière et chaleur à la vigne et dont le flux et le reflux des marées marquent profondément le paysage. De nombreux ruisseaux, les jalles, constituent par ailleurs un réseau hydrograhique dense favorisant le drainage naturel des terres en permettant un meilleur écoulement des eaux pluviales vers l’estuaire. Car l’eau, « ce poison de la vigne » selon les propos prêtés au régisseur du château Latour au début du XIXe siècle, ne convient pas au développement des ceps. La qualité drainante des croupes de graves n’y suffit pas : il a fallu installer dès le XIXe siècle un réseau souterrain de tuyaux en poterie. Enfin, afin de mieux maîtriser le niveau d’eau des jalles, celles-ci ont été équipées d’ouvrages (portes à flot, vannes à clapets) empêchant les remontées saumâtres dans les terres à marée haute et favorisant, en revanche, l’évacuation des eaux de pluie et de ruissellement à marée basse. Ces équipements de régulation permettent de répondre aux divers besoins des usagers : si l’eau est redoutée pour la viticulture, elle est essentielle pour l’agriculture (blé, maïs), la chasse (les tonnes), l’élevage et constitue dès lors un enjeu majeur pour l’équilibre du territoire.
Romain Creiser, technicien des rivières au Syndicat des Bassins Versants Castelnau-Cartillon, chargé du fonctionnement et de l’entretien des ouvrages d’eau, a eu la gentillesse de nous expliquer le fonctionnement de ces éléments, qui seront étudiés au cours de l’enquête d’inventaire.

CS

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