Publié le 29 juillet 2016 dans Les communes riveraines de l’estuaire de la Gironde

Gravé dans la pierre

Patrimoine domestique

En 1874, la Statistique générale du Département de la Gironde publiée par Edouard Féret mentionne à Bourg plusieurs « carriers et marchands de pierre : Cousteau, Hue, Jeanneau, Mallard et une foule de petits industriels moins importants ». Quant aux entrepreneurs de bâtisses, sont cités Barateau, Lamiotte, Trigand et Bonneau.

Plus tard, dans les années 1920, l’entrepreneur Bernard inscrit son nom sur quelques façades ; mais la plupart restent anonymes. Plus fréquemment ce sont les initiales entrelacées des propriétaires que l’on retrouve sur l’agrafe de la porte d’entrée ou bien la date de la construction.

L’utilisation récurrente de certains motifs semble toutefois attribuer plusieurs constructions à un même architecte ou à un même maître-maçon : frontons, encadrements de baies soignées, décor de gouttes, angles des baies arrondis. Ces derniers se retrouvent dans plusieurs propriétés viticoles et pourraient correspondre au travail de l’architecte bordelais Louis-Michel Garros. Aucun plan ne garantit toutefois cette attribution. En revanche, on sait que l’architecte Ernest Minvielle est l’auteur du cuvier construit pour M. Etienne en 1892 dans son domaine de Barbe (au lieu-dit la Grande Métairie). Les plans conservés aux archives municipales de Bordeaux correspondent parfaitement aux bâtiments encore conservés aujourd’hui.

Les recherches complémentaires dans les archives de la commune et aux Archives départementales permettront peut-être découvrir les hommes qui se cachent derrière ces façades de pierre.

  • Claire Steimer

 

Pour en savoir plus sur la pierre de Bourg : consulter l'exposition virtuelle proposée par le Pôle de la Mémoire Locale du Bourgeais.

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