Publié le 12 septembre 2013 dans Les communes riveraines de l’estuaire de la Gironde

De clocher en clocher

Reconstruite à l’initiative de l’abbé Lalanne, l’église Saint-Etienne date en grande partie de 1764. Le clocher, plus tardif, est ajouté par l’architecte Théodore-Henri Duphot, en 1854, comme l’indique la date inscrite dans un cartouche.
Le clocher-porche est composé de quatre niveaux :
-    le premier niveau datant du XVIIIe siècle avec la porte inscrite dans une embrasure en arcade avec tympan chantourné, encadrée de pilastres doriques soutenant un entablement surmonté d’un fronton triangulaire ;
-    le second niveau est percé d’une baie en plein-cintre à balustrade qui accueille l’horloge, encadrée d’ailerons à volutes ;
-    le troisième niveau présente une baie géminée surmontée d’un entablement avec un cartouche portant la date 1854 ;
-    et enfin la coupole est cantonnée d’amortissements et surmontée d’un lanterneau.
Le clocher-porche présente de grandes similitudes avec celui de l’église de Margaux : la façade construite dans les années 1784-1785 a également été complétée par un clocher édifié en 1856 par Hosteing aîné, architecte à Lesparre. Plus modeste que celui de Saint-Estèphe, il est composé de deux niveaux : une baie géminée surmontée d’un entablement avec la date dans un cartouche et un dôme couronné d’un lanterneau en pierre.
Au XVIIIe siècle puis au XIXe siècle, l’église de Saint-Estèphe peut ainsi se prévaloir d’une légère antériorité dans ses reconstructions ou ses aménagements. A quelques kilomètres de distance et à quelques années d’écart, on retrouve donc le même parti adapté à un bâtiment préexistant. C’est dans la deuxième moitié du XIXe siècle que les reconstructions d’église et l’élévation de clochers se multiplient sous l’impulsion du cardinal archevêque Donnet.

Nous remercions Franck Lamendin, architecte en charge de la restauration, ainsi que l’équipe du chantier de nous avoir accueillie.

  • Claire Steimer
Retour sur le clocher de Pauillac, endommagé par les violents orages de la fin du mois de juillet. Construit entre 1826 et 1829 par l’architecte Armand Corcelles selon un plan polygonal, le clocher était couvert d’une modeste toiture détruite par la tempête. Ici pas de dôme ni de flèche : en octobre 1827, une souscription avait pourtant été lancée pour en financer l’élévation mais le projet fut finalement rejeté par le préfet.

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