Publié le 31 août 2016 dans Les communes riveraines de l’estuaire de la Gironde

Dans le port de Saint-Estèphe

Patrimoine maritime et fluvial

Un texte de 1765 indique que le peyrat de Saint-Estèphe est en cours de construction (1) : il doit faciliter le commerce maritime et le chargement des produits locaux (vin, blés, bois). Toutefois, l’entrepreneur des travaux est retenu sur le chantier du peyrat de Macau et Saint-Estèphe doit attendre…

L’abbé Baurein vers 1784-1786 mentionne le port, où « on embarque en tout temps les denrées, au moyen du chenal, dans lequel les barques entrent pour les recevoir ». Dès cette époque, une foire s’y déroule le lendemain de la Fête de la Nativité de la Vierge, c’est-à-dire le 9 septembre (2).

Le peyrat, qui a sans doute finalement été réalisé, est en mauvais état en 1817, et l’on craint pour la fréquentation et le bon déroulement de la foire. Les barriques de vin sont chargées dans les bateaux depuis la cale du chenal mais les marins  n’y ont pas accès à marée basse. Dans les années 1830, la réfection du peyrat est donc réclamée à cor et à cri. Ces doléances semblent avoir été entendues : un plan de 1838 indique  l’ « emplacement de l’ancien peyrat que les habitants de la commune de Saint-Estèphe se proposent de reconstruire ».

Il faut ensuite lutter tout au long du XIXe siècle contre les avaries liées au tempêtes et contre l’envasement du chenal, que les eaux « chassées » par l’écluse ne suffisent pas à enrayer. Dans les années 1870, des travaux d’amélioration du port visent à aménager des cales de part et d’autre de ce chenal, dont on aperçoit encore aujourd’hui les vestiges sous la végétation envahissante (3).

Les cartes postales du début du siècle montrent encore des bateaux amarrés dans le chenal, le long de cette cale inclinée. Aujourd’hui quelques petites embarcations s’y réfugient mais la plupart des navires passent au loin dans l’estuaire sans faire escale.

  • Claire Steimer

 

(1)        AD Gironde, C370, lettre du 20 septembre 1765.

(2)        Abbé Baurein, Variétés bordelaises, tome 1, 1784-1786.

(3)        Les registres de délibérations de la commune ont fourni ces quelques informations concernant le port de Saint-Estèphe.

À consulter : le billet du 17 décembre 2013 sur le vocabulaire du patrimoine de l'eau.

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