Publié le 16 mars 2011 dans Les communes riveraines de l’estuaire de la Gironde

Cussac, hier et aujourd’hui

Jusqu’en 1789, le territoire de Cussac était divisé en deux paroisses, celle de Sainte-Gème au nord et celle de Saint-Symphorien au sud. Avec la disparition de la chapelle de Sainte-Gème, l’église de Vieux-Cussac, située le long de la route départementale, sur l’actuelle place du Moulinat, devint l’unique lieu de culte. Entourée de son cimetière et accompagnée du presbytère, elle se trouvait bien trop éloignée pour les habitants du nord de la commune qui devaient alors parcourir quatre kilomètres pour s’y rendre. Le voisinage de commerces aussi divers qu’une salle de danse, une auberge ou une boucherie, apparaissait d’autre part peu approprié à l’environnement d’un édifice cultuel.
Dès 1847, l’idée de déplacer l’église  voit le jour : trouver un nouvel emplacement, au hameau de Moneins, acquérir les terrains, financer les travaux de construction occupent largement le conseil municipal jusqu’au choix final de l’architecte Auguste Labbé, dont les plans sont validés en 1859. C’est sans regret que l’ancienne église, n’ayant « aucun mérite pour fait d´architecture », est abandonnée. On procède également dans la foulée au déplacement du cimetière et à la construction d’un nouveau presbytère.
Ce sont ces nouvelles constructions qui constituent aujourd’hui le centre du bourg et de la commune, tandis que seuls quelques vestiges archéologiques rappellent l’existence de l’ancienne église : un sarcophage et un bénitier en pierre, retrouvés lors de fouilles à Vieux-Cussac en 1977, sont conservés dans l’église actuelle.

Contrairement à Margaux, où le projet de translation de l’église n’a finalement jamais été réalisé, la commune de Cussac voit l’aboutissement de cette entreprise qui a, en quelques années seulement, bouleversé profondément la commune, donnant naissance au Cussac d’aujourd’hui.

CS

Voir également l'article de Michel Faure dans Les Cahiers Médulliens, n°15, 1991.

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