Publié le 08 novembre 2011 dans Les communes riveraines de l’estuaire de la Gironde

Braud-et-Saint-Louis : le développement d’un bourg du XVIIIe au XXIe siècle

Le village de Braud est peu bâti sous l’Ancien Régime, comme en témoignent une carte du cours de la Garonne de 1759 ou encore la carte de Belleyme (1761-1774). Il en est de même à la lecture du plan cadastral de 1827 : Braud n’est traversé que par une seule voie de communication allant d’est en ouest où sont construits, de part et d’autre, l´église et le presbytère au nord et quelques rares maisons au sud.

La première grande vague de construction, participant à l’embellissement du village, n’apparaît qu’à la fin du XIXe siècle : favorisée par une économie prospère liée notamment à l’essor du vignoble et à l’arrivée du chemin de fer dans les communes voisines de Saint-Aubin-de-Blaye et de Saint-Ciers-sur-Gironde en 1882, la commune entreprend des travaux sur les bâtiments publics. Ainsi, le presbytère est reconstruit en 1882, l’église actuelle est bâtie sur les fondations de l’ancienne en 1898 et l’école et la mairie sont construites dans un même bâtiment en 1899. En outre, à la même époque, une seconde voie de communication est tracée, partant du domaine de La Paillerie au sud du village, coupant l’axe est-ouest et remontant au nord jusqu´au hameau de la Mirandole, rejoignant ici l´une des trois voies principales de la commune conduisant à Saint-Ciers-sur-Gironde.

Ce nouveau tracé, ayant eu notamment pour conséquence l´orientation de la nouvelle église au nord, change désormais la physionomie du village. Dans la première moitié du XXe siècle, d’autres constructions voient le jour : le monument aux morts en 1920, le bureau de poste en 1922, la mairie transférée dans un vaste bâtiment en 1935, le marché couvert en 1951 et des maisons accompagnées de dépendances le long des deux axes.

C’est surtout en 1976 que Braud connaît une transformation radicale. L’apport économique, engendré par la centrale nucléaire implantée dans les marais, permet la construction de quartiers pavillonnaires pour les employés et le réaménagement de l’espace public autour de nouvelles infrastructures : le complexe sportif en 1980, la piscine municipale en 1982, un camping, une salle des fêtes et une maison de retraite dans les années 1990 ; enfin, une médiathèque en 2009.

JR

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