Album : Usines aéronautiques disparues

 

Pendant la première guerre mondiale, la métropole bordelaise accueille des entreprises aéronautiques parisiennes (De Marçay, Nieuport, Blériot) qui fuient face à l’avancée du front allemand. Cette impulsion conduit la société Dyle et Bacalan, spécialisée dans la construction métallique depuis 1879, à développer des avions en métal dans les années 1920. Elle est intégrée en 1937 dans la Société Nationale de Construction Aéronautique du Sud-Ouest dirigée par Marcel Bloch (futur Dassault) qui achète en parallèle une usine existante à Talence. La seconde guerre mondiale bouleverse cette organisation et, à la Libération, les ateliers de Bacalan ferment tandis que Marcel Dassault développe à partir de 1949 l’usine que l’on connaît aujourd’hui à Mérignac. Seule subsiste l’usine de Talence jusqu’en 1974 avant son transfert à Martignas.

Les images de cet album démontrent bien que dans le premier quart du XXe siècle, le travail d’avionnerie repose sur les métiers du bois et ne nécessite pas une architecture spécifique. Les choses changent à partir des années 1930 avec une spécialisation des ateliers, la multiplication des machines-outils, l’avènement de la construction métallique. Après-guerre, la division des tâches sur les chaînes de production entraîne une complexification des bâtis de montage dont témoigne l’usine talençaise.

 

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