La photothèque

La photographie participe à la construction d’une mémoire patrimoniale du territoire aquitain. Le fonds photographique du service de l’Inventaire, constitué depuis 1967, est désormais partiellement accessible grâce à cette photothèque que nous vous invitons à découvrir et à interroger.

Notre sélection d'images

Albums

Longtemps contraints par la normalisation en vigueur pour la construction des établissements scolaires, les architectes ont trouvé par la suite une certaine liberté de conception. Les lycées d’Aquitaine présentent une variété architecturale inscrite dans des contextes paysagers souvent remarquables.
Lycées : de la norme à l'imagination
25 photos
Au cœur du domaine, la maison est insérée dans un écrin de verdure qui est le véritable décor de Malagar. Le panorama qu’offre Malagar déploie un univers de sensations où le parfum des seringas, des roses et des lilas se mêlent à l’odeur de tilleul, de fenouil et de menthe, et où le chant des oiseaux rappelle les matins d’enfance. Paysage au visage changeant, Malagar unit le ciel et la terre, tandis que « les cimes balancées apparaissent dans cet irréel mélange de lune et d’aurore qui fait rêver aux premiers âges du monde »*.  * François Mauriac, La Chair et le sang
Malagar en son jardin
42 photos
Pendant la première guerre mondiale, la métropole bordelaise accueille des entreprises aéronautiques parisiennes (De Marçay, Nieuport, Blériot) qui fuient face à l’avancée du front allemand. Cette impulsion conduit la société Dyle et Bacalan, spécialisée dans la construction métallique depuis 1879, à développer des avions en métal dans les années 1920. Elle est intégrée en 1937 dans la Société Nationale de Construction Aéronautique du Sud-Ouest dirigée par Marcel Bloch (futur Dassault) qui achète en parallèle une usine existante à Talence. La seconde guerre mondiale bouleverse cette organisation et, à la Libération, les ateliers de Bacalan ferment tandis que Marcel Dassault développe à partir de 1949 l’usine que l’on connaît aujourd’hui à Mérignac. Seule subsiste l’usine de Talence jusqu’en 1974 avant son transfert à Martignas.Les images de cet album démontrent bien que dans le premier quart du XXe siècle, le travail d’avionnerie repose sur les métiers du bois et ne nécessite pas une architecture spécifique. Les choses changent à partir des années 1930 avec une spécialisation des ateliers, la multiplication des machines-outils, l’avènement de la construction métallique. Après-guerre, la division des tâches sur les chaînes de production entraîne une complexification des bâtis de montage dont témoigne l’usine talençaise.
Usines aéronautiques disparues
25 photos
De la Fontaine de vie du Paradis biblique jusqu’aux fontaines Wallace de nos villes, la tradition de l’eau nourricière et régénératrice traverse les âges. Pompeux monument édilitaire ou bassin discret au fond de jardins délaissés ; source miraculeuse, auxiliaire obligé du labeur quotidien ou pur objet de délectation, la fontaine se coule avec fluidité dans les formes les plus diverses.
Fontaines aquitaines
50 photos
« Port : site aménagé sur une côte ou sur une voie navigable pour l’exercice permanent de fonctions liées aux activités maritimes ou fluviales ». Pour illustrer cette définition générique, cet album photographique vous conduira de l’Atlantique aux bords de l’Adour, de l’estuaire de la Gironde aux rives de la Bidouze, du bassin d’Arcachon à la Garonne. Du port de commerce au port de pêche, en passant par le port de plaisance, découvrez la richesse de ce patrimoine !
De port en port
39 photos
Découvrez la diversité de l’architecture des lycées !Lieux d’éducation, de vie, les lycées ont aujourd’hui plus de deux siècles d’existence. Du couvent aménagé jusqu’aux établissements Haute Qualité Environnementale (HQE), une architecture spécifique s’est construite progressivement.
Lycées en Aquitaine
25 photos
Le « 1 % », c’est sous cette forme abrégée que l’on nomme le plus souvent la part de crédit réservée à la décoration monumentale lors de la construction des bâtiments publics. Ce n’est qu’en 1951, sous l’égide du bref ministère de Pierre-Olivier Lapie, que ce projet de financement d’une création artistique se concrétise pour être appliquée aux constructions scolaires et universitaires. L’opération d’inventaire des lycées menée depuis 2016 révèle ainsi des œuvres méconnues, réalisées par des artistes majeurs : le sculpteur Paul Belmondo, le peintre Jean Dupas, le céramiste Pierre Saint-Paul…Choisis par les architectes, ils contribuent à magnifier les lieux, en particulier dans les réfectoires des lycées, offrant un temps de contemplation aux demi-pensionnaires.
Le 1% artistique des lycées
25 photos
Cet album de photographies propose un éclairage sur l’escalier en Dordogne. "Membre privilégié de l’architecture" (André Chastel), l’escalier est souvent beaucoup plus qu’un simple "organe de circulation" : avec son traitement extérieur et intérieur, il répond aussi à des fonctions de decorum de la demeure ou symbolique, pour signaler le statut privilégié du propriétaire.
Escaliers en Dordogne
47 photos
Du Piémont pyrénéen à la vallée de la Vézère en passant des rives de l'estuaire de la Gironde à celles de la Garonne ou de l'Adour, le territoire aquitain offre une grande variété de paysages. Ces paysages et une histoire parfois tourmentée ont fait naître et façonner une multitude de villages qui par leurs spécificités et leurs charmes invitent à la découverte ou la redécouverte.
Villages aquitains
40 photos
De bois et de fer, les charpentes en Aquitaine du Moyen Âge au XXIe siècle  La charpente est un élément complexe, qui participe autant à la structure qu’à l’esthétique d’un bâtiment : elle en est tout à la fois le couvrement et le couronnement. La charpente répond également à des fonctions variées : le comble peut être utilisé pour le stockage, pour l’habitation ou encore fait pour être vu. De là la multiplicité des formes (combles droits, brisés, à pente douce ou asymétriques), des matériaux mis en œuvre (bois de différentes essences, métaux plus récemment, ou les deux mêlés), des types (à pannes, à chevrons formant ferme, avec ou sans contreventement…) ou des matériaux de couverture (tuile creuse ou plate, ardoise, lauze de calcaire, brandes, chaume, bardeaux…), avec des solutions qui ont pu varier dans l’espace et dans le temps.Depuis sa création, le service de l’Inventaire, au cours de ses enquêtes menées dans le vaste territoire régional, a généré une documentation pléthorique sur le sujet : photographies anciennes et récentes, reproduction de projets, plans et relevés. L’album ici présenté n’est qu’un bref aperçu de ce fonds documentaire et patrimonial d’une grande richesse.
Les charpentes en Aquitaine
50 photos
Le mythe grec faisait naître l'art de la peinture avec le portrait : pour conserver l'image de son amant en partance, la jeune Dibutade trace sur un mur l'ombre portée de son profil. Dès lors, le portrait tint lieu de substitut à l'absence et à la mort. D'abord réservé à la gloire des grands hommes - pontifes, généraux ou poètes -, il ne tarda pas, avec l'affirmation de l'individu à la Renaissance, à toucher presque toutes les classes de la société... jusqu'à l'inflation galopante que les commentateurs des Salons aux XVIIIe et XIXe siècles dénonceront à l'envi.
Visages en Aquitaine
49 photos
Le travail, selon Voltaire, éloignait trois grands maux : l’ennui, le vice et le besoin. Les penseurs catholiques de l’ère industrielle le considéraient comme la mise en acte du message évangélique (de là l’étonnante fortune du thème de Saint Joseph charpentier), les libertaires, au rebours, comme une aliénation. Quant aux artistes de l’époque moderne – peintres réalistes du XIXe siècle ou photographes humanistes du XXe – ils se plurent généralement à en exalter les vertus héroïques et exemplaires. Des carriers de Gironde aux résiniers des Landes, en passant par les ramendeuses de la côte atlantique, les gestes simples et nobles du quotidien crèvent la toile et impriment la pellicule.
Le travail
38 photos
Dans l'Église d'antan, quand la dignité du culte rendu à la divinité se mesurait à l'éclat de ses manifestations extérieures, l'orfèvrerie tenait le premier rang dans la célébration eucharistique. Dès le IIIe siècle, l'or et l'argent étaient jugés seuls dignes d'abriter les "saintes espèces", corps et sang du Christ. En dépit des destructions successives, des changements du goût ou de la "révolution" opérée dans les usages cultuels par le concile Vatican II, les églises landaises conservent encore nombre de ces objets précieux, témoins de la ferveur des siècles passés.
Orfèvrerie landaise
50 photos