Le souvenir des morts de la Grande Guerre dans les églises des Landes

Introduction

Monument aux morts, par Jules Guiraud, Toulouse (détail). Sort-en-Chalosse, église Notre-Dame. © Région Aquitaine, Inventaire général – J.-Ph. Maisonnave.

Introduction

Le centenaire du premier conflit mondial est commémoré, du moins en France, à une échelle proportionnée à la "Grande Guerre" elle-même et à l’importance de ses répercussions, décelables jusqu’à nos jours, sur le destin des nations belligérantes. Parmi les sujets spécifiquement patrimoniaux liés de près à cette fièvre mémorielle, celui des monuments aux morts érigés au lendemain de l’armistice de 1918 a déjà fait, depuis une trentaine d’années, l’objet de travaux approfondis de la part des historiens de la sculpture monumentale et, tout autant, de ceux des mentalités.

D’une moindre visibilité, les "monuments" – au sens classique de memento, souvenir  – conservés à l’intérieur des lieux de culte catholiques sont plus rarement évoqués. Tenus à l’écart des célébrations annuelles de la Victoire, souvent délaissés ou négligés, parfois même détruits au fur et à mesure de l’effacement progressif de la mémoire immédiate du conflit, ils ne participent guère de la "sacralité laïque" attachée aux monuments communaux.
On présentera ici, sans prétendre à l’exhaustivité, un échantillon des formes qu’ils peuvent adopter, au travers d’exemples choisis dans quelques églises rurales du département des Landes (objet d’une enquête d’inventaire en cours), principalement en Chalosse et dans la Grande Lande (sud et nord-ouest du territoire).


Jean-Philippe Maisonnave, chercheur au service du patrimoine et de l'Inventaire de la Région Aquitaine
Photographies : Michel Dubau, Jean-Philippe Maisonnave (sauf mentions contraires)