L’aventure créative de Céramique d’Art de Bordeaux (1919-1947)

Les hommes de Céramique d'Art de Bordeaux

Jean Mérillon
Jean Mérillon

Incontestablement, Jean Mérillon (1851-1924) est l’homme de la situation. Sans lui, CAB n’aurait jamais vu le jour. L’initiative de ce négociant en vin est vraisemblablement liée à son histoire familiale. Petit-fils du faïencier bordelais Boyer, il a, semble-t-il, toujours été intéressé par la céramique. Il allait s’entraîner dans différents ateliers dont ceux de Vieillard. Certaines pièces conservées dans sa famille montrent qu’il maîtrisait parfaitement la pratique de la céramique. Il s’adonnait à la peinture - huile et aquarelle - et était amateur de musique.

Pour constituer l’entreprise, il entraîne quelques amis : Jean-Georges Boubès, industriel et adjoint au maire de Bordeaux, délégué aux Beaux-Arts, Jean-Cloébule, Maurice Méaudre de Lapouyade, avocat près la Cour d’appel, impliqué dans les cercles culturels, son cousin par alliance, Henry Frugès à la tête de l’affaire de sucre bien connue à Bordeaux et amateur d’arts décoratifs ou le négociant Alfred Schÿler qui lui succèdera, après son décès, à la tête de CAB.

Enfin, à côté de ces notables, il faut signaler Félix Gête, présenté comme le directeur technique ou artistique de CAB. Sur certaines pièces, qu’il devait considérer comme les plus représentatives et les plus abouties, il a apposé sa griffe près du tampon de la marque.