Chavat : de marbre, de bronze et de verdure

Verdure et arboretum

Les groupements d’arbres varient les formes : en quinconce pour les marronniers de l’entrée, en rotonde pour les catalpas encadrant le temple de l’Amour. Ils pouvaient aussi constituer un bouquet signal, avec les séquoias géants, dont le dernier témoin, au sud, non loin de l’entrée, n’a pas résisté à la tempête de janvier 2009. Les magnolias grandiflora sont arbustifs.

Ils forment un bosquet dense près de l’entrée et ferment deux chambres de verdure encadrant le tapis vert du château, dans la partie nord-ouest du jardin. Les bosquets peuvent être composés d’une même essence, à l’instar de la bambouseraie, ou rassembler plusieurs variétés d’une même famille, comme les pins en lisière de la perspective d’entrée.

Des associations de feuillages sont aussi recherchées, par exemple érable et albizia en lisière de l’allée droite. Enfin les arbres remarquables, isolés pour respecter leur silhouette, se succèdent à l’est où on rencontre plaqueminier, oranger des Osages et févier d’Amérique. Chargés de sens par leur forme et leur nom, ils peuvent participer au discours du jardin, comme le hêtre pleureur placé près du tournant et du gué du parcours d’eau, symbole du parcours de la vie. Un arboretum est mis en place en 2005.

Cinquante plaques présentent au public le patrimoine végétal encore conservé. Au fil du temps, des replantations désordonnées ont masqué des perspectives. Par ailleurs, en décembre 1999, la tempête a abattu 120 arbres, dont de nombreux cèdres aux larges silhouettes qui font aujourd’hui défaut. En janvier 2009, d’autres cèdres et le dernier séquoia géant n’ont pas résisté aux rafales de vent.