Cadillac pittoresque : le regard d'Henri Maignan (1815-1900)

Le répertoire urbain

FAITES GLISSER LE CURSEUR À DROITE ET À GAUCHE
Rue et Porte de l’Horloge anciennement porte Sainte-Anne. 
A GAUCHE : Dessin au crayon noir, par Henri Maignan © Région Aquitaine, Inventaire général, Bernard Chabot, Michel Dubau, 1976 - A DROITE : photo © Région Aquitaine, Inventaire M. Dubau, 20
FAITES GLISSER LE CURSEUR À DROITE ET À GAUCHE
Rue et Porte de l’Horloge anciennement porte Sainte-Anne.
A GAUCHE : Dessin au crayon noir, par Henri Maignan © Région Aquitaine, Inventaire général, Bernard Chabot, Michel Dubau, 1976 - A DROITE : photo © Région Aquitaine, Inventaire M. Dubau, 20

Henri Maignan semble à la recherche d’une représentation poétique et sensible de la ville dans son environnement naturel. Sans être un témoignage scientifique, le dessin reproduit les aspects de la cité tels qu’ils se découvrent au détour d’un méandre de la rivière ou depuis un point de vue remarquable. Le monument visé est toujours situé dans son environnement : en ville il est placé au bout d’un passage ou au carrefour des rues, ailleurs il se dresse au-dessus des prairies, des bosquets ou des plans d’eaux. Les édifices sont généralement vus en totalité, même l’imposant château ou le long pont suspendu.

Cependant aucune vue ne présente l’ensemble de la fortification et une vue, sans doute obtenue depuis le chemin du port, ne laisse apercevoir que les toitures du château, à la manière d’un cadrage photographique. On regrette de ne trouver aucune évocation d’autres monuments de la ville actuellement détruits : halle, maison commune, église Saint-Martin, hôpital psychiatrique et prieuré. Des carrefours signalés par des jeux de lumière, des bornes aux angles des maisons ou des sillons formant caniveaux contribuent à créer une atmosphère urbaine tempérée par un calme général malgré l’animation autour du puits public sur la place principale. Aucun drapeau, ni écu, mais des lanternes et des girouettes, des enseignes et quelques noms de commerçants sur les façades complètent le décor urbain. Une ambiance plus champêtre se dégage des perspectives claires et ouvertes indiquées par les plantations régulières d’arbres, les alignements de bornes le long des chemins ou de piquets dans les berges de la rivière. Le calme rural d’une petite ville se devine par les charrettes abandonnées dans la rue, le linge séchant en façade et les outils appuyés aux murs.