Cadillac pittoresque : le regard d'Henri Maignan (1815-1900)

Conclusion

Les bords de Garonne
Les bords de Garonne
La Garonne à Cadillac
La Garonne à Cadillac

Pour le Service du Patrimoine et de l’Inventaire, l’approche et l’étude des dessins d'Henri Maignan ne conduisent pas à reconstituer toutes les filiations de l’œuvre, mais elles permettent de la placer dans le courant des dessinateurs archéologues du XIXe siècle.

L’étude de la chronologie par la critique des dates ne paraît pas très concluante dans la mesure où seule une partie réduite de l’œuvre d'Henri Maignan est connue.

Après avoir apprécié la sensibilité de l’artiste particulièrement dans le rendu des différentes valeurs de lumière et la vision émotionnelle de la bastide et de son environnement, seront retenues les vues d’intérêt archéologique concernant les demeures détruites lors des alignements de rues et l’atmosphère qui se dégage de l’ensemble des dessins.

Si Henri Maignan ne nous renseigne pas sur la halle, la maison commune ou la maison de justice, il donne un aperçu peut-être unique du collège ainsi que les illustrations qui manquaient à ces demeures, les plus anciennes n'étant connues que par des contrats de construction, par de brèves descriptions ou de rares cartes postales.

Enfermée dans l’enceinte et dominée par le château-prison, la ville de Cadillac semble, au gré du courant de la Garonne, attendre les temps modernes qui vont accélérer le rythme paisible évoqué par les dessins d’Henri Maignan.

Comme l’un de ces personnages qui se courbe pour mieux se faire entendre de son voisin assis, Henri Maignan nous confie sa vision d’une bourgade historique et pittoresque dans un pays qu’il connaît bien.