Louis et Benjamin Gomez architectes

Hossegor

Henri Godbarge, Louis et Benjamin Gomez, 1927-1928 et 1930-1931. Vue ancienne (1931) avec le court de tennis par Émile Vignes.
Henri Godbarge, Louis et Benjamin Gomez, 1927-1928 et 1930-1931. Vue ancienne (1931) avec le court de tennis par Émile Vignes.

Lancée à partir de 1923, dans un site d’exception du sud de la côte landaise, par l’homme d’affaires, sportif et homme politique Alfred Éluère, la station balnéaire d’Hossegor fonde son succès sur l’image de « station des sports élégants » qu’elle veut promouvoir. Les frères Gomez (ainsi que le Luzien Henri Godbarge) sont parmi les premiers architectes appelés à construire à Hossegor (ils y ouvriront d’ailleurs une agence). Ils contribuent à faire de la station une sorte de laboratoire architectural et urbain destiné à faire la preuve (comme pour l’immeuble Abal Todi à Bayonne) que le régionalisme est apte à traiter toutes sortes de programmes, de la simple villa au grand équipement public. Faire la preuve également que de ce nouvel ordre architectural pourrait naître un nouvel ordre urbain.

L’architecture traditionnelle de l’arrière-pays landais fournit aux architectes hossegoriens, notamment aux frères Gomez, quelques éléments de référence (par exemple, le remplissage des pans de bois par un appareillage de briques disposées en épis, en « feuilles de fougère ») qui leur permet d’enrichir leur palette expressive. La formule basco-landaise qu’ils contribuent ainsi à mettre au point permet là aussi (comme ailleurs l’utilisation de références espagnoles) un certain renouvellement des expressions régionalistes.