Publié le lundi 6 avril 2020 dans Operations, Objets mobiliers des Landes

Les dossiers mobiliers du canton de Tartas (Landes) sont en ligne

L'opération d'Inventaire du patrimoine mobilier landais se poursuit en Pays tarusate avec l'achèvement de la campagne menée depuis 2018 dans les anciens cantons de Tartas est et ouest. L'ampleur de la matière a justifié la rédaction de 1 015 dossiers individuels (dont 32 pour les édifices contenants), illustrés par plus de 4 700 photographies.

L'opération d'Inventaire du patrimoine mobilier landais se poursuit avec l'achèvement de la campagne menée depuis 2018 dans les anciens cantons de Tartas est et ouest, qui comptaient 18 communes (17 depuis la fusion de Rion et de Boos le 1er janvier 2017) aujourd'hui regroupées sous l'appellation (officieuse) de "Pays tarusate". Ce vaste territoire, à peu près celui de l'ancienne vicomté de Tartas - possession des sires d'Albret, futurs rois de Navarre, passés en 1652 dans la maison de La Tour, duc de Bouillon -, révèle, comme la Chalosse voisine, un patrimoine riche et divers, bien qu'inégalement réparti. L'ampleur de la matière a justifié la rédaction de 1 015 dossiers individuels (dont 32 pour les édifices contenants), illustrés par plus de 4 700 photographies.

Victimes, comme tant d'autres contrées landaises, des guerres de Religion, les églises du pays tarusate n'ont gardé presque aucune trace de leur décor médiéval et renaissant, hormis quelques remarquables ensembles sculptés (portail de Rion) ou peints (Scènes de la Passion de Laluque). Du remeublement opéré après la fin des troubles par des ateliers locaux (Philippe Limousin) ou exogènes subsistent en revanche d'intéressants témoins échelonnés des années 1620 (tabernacle de Sainte-Croix) à l'orée du XVIIIe siècle (mobilier du chœur de Ponson) en passant par ce qui est probablement le plus ancien retable daté des Landes, celui de Bégaar (1643). Quelques tissus anciens (ornements pontificaux de l'évêque Orope à Carcarès) et de belles pièces d'orfèvrerie inédites, désormais protégées au titre des Monuments historiques complètent ce corpus Ancien Régime.

L'autre période faste du patrimoine religieux tarusate est, sans surprise, la seconde moitié du XIXe siècle, qui voit la création de deux édifices d'importance majeure dans le paysage architectural : Saint-Jacques de Tartas (Hippolyte Durand, 1849-1856), œuvre d'une telle unité de conception qu'elle a justifié en 1999 le premier classement (et le seul à ce jour) d'une église néogothique dans le département ; et Sainte-Eugènie de Pontonx (Charles Dupuy, 1877-1888), plan original et parfaite qualité d'exécution, à laquelle la sculpture foisonnante du mystérieux Louis Saint-Lannes ajoute son cachet d'étrangeté.

Accéder au dossiers en ligne du mobilier public des cantons de Tartas.